Tonino Benacquista

 Tonino Benacquista, né en 1961, a exercé divers petits boulots qui ont servi de cadre à ses premiers romans : accompagnateur de wagons-lits, il s'inspire de cette expérience dans un roman noir paru en 1989, La maldonne des sleepings où le narrateur, Antoine, veille sur le sommeil d'un clandestin que contrôleurs, douaniers et tueurs sont prêts à tout pour capturer. En 1990, accrocheur d'œuvres d'art, il situe l'action de Trois carrés rouges sur fond noir entre les coulisses d'une galerie et une académie de billard. Antoine, le héros, perd une main lors d'un vol de tableau et décide de retrouver le responsable de sa mutilation. En 1991, Tonino Benacquista reçoit le Grand Prix de littérature policière, le Trophée 813 du meilleur roman et le prix Mystère de la critique pour La commedia des ratés, l'histoire à la fois tragique et bouffonne d'Antonio qui, ayant hérité d'un terrain sans valeur en Italie, organise un « miracle » pour faire monter les prix. Les lectrices de Elle lui décernent leur Grand Prix en 1998 pour son roman Saga, l'histoire délirante de quatre scénaristes prêts à tout pour être célèbres : Louis, qui a usé sa vie à Cinecittà, Jérôme, décidé à conquérir Hollywood, Mathilde, auteur méconnu de trente-deux romans d'amour, et Marco, qui aurait fait n'importe quoi — mais n'importe quoi ! — pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. Tout à l'ego, paru en 1999, rassemble dix nouvelles à l'ironie douce-amère où des personnages bien ordinaires sont confrontés à des situations extraordinaires... Comment rencontrer ouvertement sa maîtresse devant une épouse maladivement jalouse, sans que celle-ci s'en aperçoive ? Comment imaginer un plan infaillible pour ne pas appeler sa femme du prénom de sa maîtresse du moment ? Et comment diable se débrouiller pour que personne, et surtout pas l'unique réparateur du village, ne sache que l'on regarde des films X en cachette, quand la cassette se coince à l'intérieur du magnétoscope ?